Aller au contenu principal
Fermer

Municipales à Paris: un premier (et dernier) débat électrique pour les trois finalistes
information fournie par AFP 19/03/2026 à 01:05

Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris, et Emmanuel Grégoire, député PS et Apparentés et candidat à la mairie de Paris, sur le plateau avant un débat télévisé organisé par BFMTV à Paris, le 18 mars 2026 ( AFP / Bertrand GUAY )

Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris, et Emmanuel Grégoire, député PS et Apparentés et candidat à la mairie de Paris, sur le plateau avant un débat télévisé organisé par BFMTV à Paris, le 18 mars 2026 ( AFP / Bertrand GUAY )

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a assuré mercredi n'avoir "qu'une seule adversaire, Rachida Dati", considérant l'Insoumise Sophia Chikirou comme sa "concurrente", lors d'un premier - et dernier - débat télévisé de près de trois heures axé sur le périscolaire, le logement ou encore la propreté et la sécurité.

"Ce soir, je n'ai qu'une seule adversaire, c'est Rachida Dati", a déclaré Emmanuel Grégoire lors du débat sur BFMTV et Le Figaro TV avant le second tour dimanche des élections municipales où il affrontera la candidate de la droite et du centre et celle de La France insoumise.

"Imaginez-vous un seul instant (...) Jacques Chirac, élu maire de Paris avec le soutien de Jean-Marie Le Pen?", a-t-il également étrillé, évoquant une "rupture morale historique" avec "la droite républicaine qui maintenait la digue totalement hermétique vis-à-vis de l'extrême droite".

"Vous ne pourrez pas être élue dimanche maire de Paris sans le soutien explicite de l'extrême droite parisienne et nationale, au vu des très nombreux responsables qui vous ont apporté leur soutien, (Jordan) Bardella, (Bruno) Gollnisch, toutes les générations... On dirait le comité de soutien de Marine Le Pen. C'est une faute morale", a-t-il ajouté.

Sarah Knafo, candidate d'extrême droite qualifiée pour le second tour, a en effet retiré sa liste pour faire "battre la gauche" à Paris, quand celle de Pierre-Yves Bournazel (Horizons/Renaissance) a fusionné avec celle de Mme Dati.

Cette dernière a de nouveau exhorté les électeurs à "se mobiliser pour l'alternance à Paris dimanche". "Après un quart de siècle de la gauche à Paris, Paris a besoin d'un nouvel élan. Alors le choix, il est simple. Soit on continue avec une gauche qui a échoué sur tout, soit on change", a-t-elle lancé.

En tête du premier tour (37,98%), Emmanuel Grégoire a estimé que Sophia Chikirou, arrivée troisième, était sa "concurrente". La candidate LFI, elle, a estimé être "la seule véritable opposante" à la candidate de droite et du centre.

L'ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo a reconnu des "points communs" avec la députée Insoumise qui a maintenu sa liste après le "refus" du candidat de fusionner. Mais "la dureté" de la campagne de Sophia Chikirou à son encontre "rendait impossible toute alliance", a-t-il affirmé.

- "Tout remettre à plat" -

"Paris n'a pas besoin d'une maire des riches après avoir eu un président des riches", a rétorqué sa concurrente, renvoyant dos à dos les deux favoris du scrutin.

"Mme Dati, j'espère qu'on la sortira (...) La droite, c'est terminé. Ils ont fait trop de mal aux gens", a-t-elle toutefois attaqué, reprochant à M. Grégoire de vouloir "continuer la même politique" avec "le même budget".

Au cœur de ce premier - et unique - débat entre les favoris dans la course à la mairie de Paris, la question des violences sexuelles dans le périscolaire a occupé une large place.

"On va tout remettre à plat", a promis Emmanuel Grégoire, ciblé par ses deux concurrentes sur ce scandale qui a percuté la campagne municipale.

Sophia Chikirou, elle, a assuré qu'elle débloquerait 19 millions d'euros supplémentaires par an pour le périscolaire.

Logement, écologie, sécurité, les candidats ont déroulé leur programme lors d'un long débat, se coupant régulièrement la parole.

Si elle est élue, Rachida Dati a promis de réduire la taxe foncière à Paris, sans toutefois chiffrer cette mesure.

Sur la question des campements de réfugiés dans le nord de Paris, la candidate Insoumise a exhorté à "un choc de solidarité" pour les sans-abri dans une situation "dramatique".

Interrogée sur son procès en septembre pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire Renault-Nissan, Rachida Dati a dénoncé les "attaques outrancières" d'Emmanuel Grégoire.

"En matière d'affaires, moi je ne suis pas à la hauteur, on vient me chercher pour une affaire de cafetière", a ironisé Sophia Chikirou, qui sera, elle, jugée en mai pour escroquerie.

Les deux candidates ont régulièrement renvoyé Emmanuel Grégoire à l'héritage de la maire sortante, Anne Hidalgo. "On ne vous entend pas assumer votre bilan", a tonné l'Insoumise.

Emmanuel Grégoire, lui, s'est dit "très reconnaissant" à l'égard d'Anne Hidalgo et Bertrand Delanoë, maire de 2001 à 2014. "Je suis héritier de la gauche, j'en suis très fier."

Mme Chikirou n'était initialement pas invitée à ce seul débat d'entre-deux tours. Mais BFMTV est revenue sur sa décision après protestation de la formation de Jean-Luc Mélenchon qui a saisi l'Arcom. Avant le premier tour, Rachida Dati, elle, avait refusé de débattre.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Une famille de déplacés se réchauffe devant une tente sur le front de mer de Beyrouth le 18 mars 2026 ( AFP / DIMITAR DILKOFF )
    information fournie par AFP 19.03.2026 10:52 

    Voici les derniers événements liés à la guerre au Moyen-Orient, entrée dans son 20e jour jeudi: . Pétrole: le Brent grimpe de plus de 10% Vers 09H35 GMT, le cours du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché pétrolier mondial, prenait 9,92% à 118,03 ... Lire la suite

  • Ouverture des marchés à la Bourse de Londres
    information fournie par Reuters 19.03.2026 10:40 

    Les principales Bourses européennes ‌évoluent en nette baisse jeudi en début de séance, plombées par ​une nouvelle envolée des prix de l'énergie sur fond d'escalade au Moyen-Orient. Les risques liés à une approche plus restrictive de la politique monétaire ​inquiètent ... Lire la suite

  • Maud Brégeon à Paris, le 18 mars 2026. ( AFP / LUDOVIC MARIN )
    information fournie par Boursorama avec Media Services 19.03.2026 10:27 

    Certains "voudraient qu'on débourse d'ores et déjà des milliards pour aider des gens", mais il y a une "nécessité" de réduire le déficit. La France n'a plus les moyens du "quoi qu'il en coûte", et le gouvernement ne prévoit pas d'allègement des taxes sur les carburants, ... Lire la suite

  • La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ( AFP / ERIC PIERMONT )
    information fournie par AFP 19.03.2026 10:24 

    La Bourse de Paris a ouvert en repli jeudi comme les autres places européennes, lestée par l'envolée des prix de l'énergie liée aux derniers développement de la guerre au Moyen-Orient, et dans l'attente de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) dans ... Lire la suite

Pages les plus populaires